Alerte métropole : la dengue s’invite dans nos vies !

Philippe DONNART

Santé : la dengue s'installe en métropole

Maj le 27 octobre 2023


La France fait face à une augmentation des cas de dengue. Selon les informations fournies par Santé publique France, on recense donc 36 cas de dengue dits « autochtones », ce qui signifie qu’ils ont été contractés directement sur le territoire métropolitain, au cours de la période de mai à octobre 2023. Cette situation est préoccupante et nécessite une attention particulière de la part des autorités sanitaires. En effet, la dengue est une maladie virale transmise par les moustiques, notamment en cas de piqûres par des moustiques infectés. Ces moustiques, également connus sous le nom de moustiques tigres, sont présents dans certaines régions de France et peuvent se développer davantage pendant les mois d’été.

Il est donc primordiale pour la population de prendre des mesures préventives, telles que l’utilisation de répulsifs, le port de vêtements longs et la mise en place de mesures d’élimination des gîtes larvaires, afin de se protéger contre les piqûres de moustiques et ainsi prévenir la propagation de la dengue. De plus, il est essentiel de consulter un médecin en cas de symptômes tels que de la fièvre, des douleurs musculaires et articulaires, des éruptions cutanées ou des maux de tête, afin d’obtenir un diagnostic précoce et un traitement approprié si nécessaire. Les autorités sanitaires continuent de surveiller de près la situation et de mettre en place des actions de sensibilisation et de prévention pour limiter la propagation de la maladie sur le territoire français.

Un premier cas de dengue autochtone détecté en Île-de-France

À Limeil-Brévannes (Val-de-Marne), le premier cas d’Île-de-France de dengue autochtone a été détecté, durant la semaine du lundi 16 octobre. La dengue, maladie aux symptômes similaires à la grippe, est transmise par le moustique tigre, dont la prolifération en métropole augmente le nombre de cas. Entre mai et octobre 2023, Santé publique France a dénombré 36 cas de dengue dits autochtones, c’est-à-dire contractés directement en métropole.

Comment expliquer ces cas ?

Comment cette maladie tropicale arrive-t-elle jusqu’en Europe ? « Ce type d’infections en général, quand on les diagnostique en France, sont des gens qui ont voyagé, c’est-à-dire qui reviennent d’un pays où cette maladie est fréquente », explique le professeur Jean-Daniel Lelièvre, chef du service infectiologie à l’AP-HP. En Loire-Atlantique par exemple, 38 cas ont été détectés, principalement chez des personnes de retour de Guadeloupe ou de Martinique, où la dengue, en phase épidémique, a déjà entraîné 12 décès depuis fin juillet.

Ce premier cas de dengue autochtone en Île-de-France soulève des interrogations quant à l’expansion de cette maladie tropicale dans des régions jusqu’alors épargnées. Selon les experts, cela est principalement dû à la présence croissante du moustique tigre en métropole. Ce moustique, originaire d’Asie, est un vecteur efficace de la dengue puisqu’il est capable de la transmettre d’une personne à une autre en les piquant successivement.

Les autorités sanitaires indiquent que la présence du moustique tigre en Île-de-France est due à l’importation de plantes ornementales en provenance d’autres pays. Ces plantes, souvent porteuses d’œufs de moustiques, permettent à l’insecte de se développer et de se reproduire sur le territoire. Ce phénomène est d’autant plus préoccupant que le moustique tigre est capable de s’adapter à des climats plus tempérés, ce qui facilite sa prolifération en Europe.

Face à cette situation, des mesures de prévention sont mises en place pour lutter contre la propagation de la dengue en métropole. Il est recommandé de vider régulièrement les réserves d’eau stagnante où les moustiques peuvent pondre leurs œufs, d’utiliser des produits anti-moustiques et de porter des vêtements couvrant le corps. De plus, des campagnes de sensibilisation sont menées auprès de la population afin de les informer des risques liés à la dengue et des gestes à adopter pour se protéger.

Il est essentiel de rester vigilant et de signaler la présence de moustiques tigres aux autorités sanitaires locales afin de contribuer à la lutte contre la propagation de la dengue. La surveillance de ces cas autochtones permet d’anticiper la mise en place de mesures de contrôle, telles que l’éradication des gîtes larvaires et la protection des populations exposées. La mobilisation de tous, citoyens et autorités, est nécessaire pour limiter l’expansion de cette maladie et protéger la santé publique.