La génération Z défie l’entreprise ! 🚀

Philippe DONNART

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Selon un article récent, un nombre important de jeunes diplômés issus des écoles de commerce et d’ingénieurs n’aspirent pas à intégrer le monde de l’entreprise. Cette information souligne le fait que la moitié de ces jeunes professionnels ont d’autres aspirations et ambitions professionnelles que celles offertes par le milieu des affaires.

Les jeunes diplômés ne sont plus séduits par l’entreprise : les dirigeants prêts à changer les choses

D’après une enquête menée auprès de 470 jeunes diplômés d’écoles d’ingénieurs et de commerces, ainsi que de 500 dirigeants et managers, la perception de l’entreprise en 2030 laisse à désirer.

Seulement 54% des jeunes diplômés sont encore enthousiastes à l’idée de travailler en entreprise, ce qui représente une légère majorité. En détaillant les résultats, on constate qu’ils gardent une bonne opinion des petites et moyennes entreprises, mais sont un peu moins enclins à rejoindre de grandes entreprises privées. Les multinationales, quant à elles, sont rejetées à 60%.

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Le salariat permanent n’est plus attractif !

Un changement majeur de paradigme est en train de s’opérer. En effet, 87% des jeunes diplômés ne prévoient pas de faire carrière dans une seule et même entreprise. Parmi eux, un tiers souhaite changer d’employeur régulièrement, tandis qu’un autre tiers préfère alterner entre différents statuts et métiers. Une poignée se projette uniquement dans le freelance ou la création d’entreprise.

Ce changement de perception est également visible dans la façon dont ces jeunes diplômés envisagent le travail. Pour 92% d’entre eux, la réussite personnelle prime sur la réussite professionnelle. La majorité privilégie le temps libre plutôt que l’argent, et ce sont surtout les femmes diplômées d’écoles d’ingénieurs qui partagent cette vision.

Ce qu’ils recherchent avant tout, c’est davantage d’autonomie, la possibilité de télétravailler, la semaine de travail réduite à 4 jours, ainsi que des indicateurs extra-financiers. Ils sont plutôt modérément optimistes quant à la capacité des entreprises à changer. De plus, ils portent un regard sévère sur les grands dirigeants, jugeant qu’ils ne comprennent ni le monde, ni l’urgence climatique, ni les conséquences sociales et environnementales de leurs activités.

Les dirigeants semblent prêts à changer, mais est-ce réellement le cas ?

Presque tous les dirigeants affirment que leur entreprise aura considérablement changé d’ici à 2030. Ils reconnaissent l’impact majeur du nouveau rapport au travail des jeunes diplômés, ainsi que les difficultés de recrutement et de fidélisation.

Qu’il s’agisse de lucidité ou de pragmatisme, plus de 70% des dirigeants sont en faveur de l’extension du télétravail et de la semaine de travail réduite à 4 jours. De plus, l’amélioration de la qualité de vie au travail et l’augmentation des salaires sont leurs priorités principales. Cependant, reste à savoir s’ils passeront de la parole aux actes. Il est important de noter que les managers, qui sont les premiers concernés, expriment davantage de résistances face à ces changements.