Pétition urgente : Offrez un bus pour que le train devienne accessible à Royan !

Philippe DONNART


Lydie Chirat et Éric Guénée expriment leur lassitude face aux difficultés rencontrées lorsqu’ils tentent de se rendre à Paris. Pour remédier à ce problème, ils proposent la mise en place d’une liaison routière jusqu’à Surgères, qui leur permettrait de prendre le TGV depuis cette ville. Cette solution leur semble être une alternative intéressante pour faciliter leurs déplacements vers la capitale française.

Les difficultés des voyageurs de Royan

« L’un de mes collègues habite à Madrid. Il rallie Paris plus rapidement que moi. » Éric Guénée habite pourtant en France. À Royan, depuis deux ans. Ce pilote de ligne envie ce collègue expatrié, qui saute dans un avion pour rejoindre le cockpit du sien. Éric Guénée, lui, doit recourir au réseau ferré français pour se rendre à Paris quatre à cinq fois par mois. Depuis Royan, une aventure.

Ses voyages en train sont rarement une sinécure. L’incertitude a atteint des sommets lors des travaux de remplacement de la signalisation le long du tronçon Saintes-Angoulême. « Des bus avaient été mis en place, mais au début, le bus marquait l’arrêt devant chacune des gares desservies ! Je me suis vu courir après ma correspondance, à Angoulême… »

« Connexions difficiles »

À emprunter régulièrement le TER Royan-Saintes dans le même but de rallier Paris, Éric Guénée a rencontré Lydie Chirat, une hôtesse de l’air. Mêmes contraintes horaires, mêmes choix de lignes, mêmes galères. « L’option que nous choisissons généralement, à l’aller, c’est de nous rendre en TER à Angoulême pour y prendre la LGV, qui dessert l’aéroport Charles-de-Gaulle. »

« Au retour, il m’est arrivé de devoir passer par La Rochelle »

Les difficultés surviennent le plus souvent au retour. « Les connexions sont difficiles, en bout de ligne », constate sobrement Éric Guénée qui, malgré sa mansuétude à l’égard du Conseil régional ou de la SNCF, ne compte plus les aléas, les retards, les trajets improbables que lui a parfois imposés cette desserte ferroviaire erratique de Royan. « Il m’est arrivé, au retour de Paris, de devoir aller jusqu’à La Rochelle et prendre un TER pour Royan », passant nécessairement par Saintes. Son collègue madrilène était rentré depuis un moment…

« Des clients potentiels »

Lydie Chirat et Éric Guénée croisent les mêmes visages, régulièrement, au gré de leurs trajets Royan-Paris. « Par simple bouche-à-oreille, nous avons déjà rassemblé 83 signatures sur notre pétition (1), signe que nous sommes nombreux à nous rendre fréquemment à Paris. » « Et encore, les usagers concernés sont sûrement plus nombreux, mais difficile à quantifier et à identifier, puisque certains prennent leurs dispositions pour aller accrocher le TGV à Angoulême, à Surgères, voire à Poitiers », souligne Didier Simonnet. Pour avoir recouru intensément au transport ferroviaire pendant des années, le premier adjoint au maire de Royan partage les constats de Lydie Samuel et Éric Guénée.

Une rencontre, justement, avec Didier Simonnet a conforté l’hôtesse de l’air et le pilote dans leur idée : celle d’une connexion routière entre Royan et Surgères, en bus. « Même en marquant un arrêt à Rochefort, où des usagers pourraient également être intéressés, le temps de parcours resterait avantageux », une heure, peut-être 1 h 15. Une paille comparée à la durée de la connexion Niort-Royan, 1 h 55…

« Ces 83 signatures déjà recueillies, ce sont celles de 83 clients potentiels », glisse Éric Guénée. Sans compter les usagers que Lydie Chirat et lui n’ont pas encore identifiés, ni les usagers du Pays rochefortais intéressés. « Ce seront aussi beaucoup de voitures de particuliers en moins sur les routes. » La balle est dans le camp du Conseil régional ou de la SNCF. Ou les deux.

(1) Pétition disponible sur le site www.change.org (« Bus Royan Rochefort Surgères »).

Des améliorations nécessaires pour les voyageurs de Royan

Depuis plusieurs années, les voyageurs de la ville de Royan font face à de nombreuses difficultés pour se rendre à Paris. Les trajets en train sont souvent chaotiques, avec des retards, des correspondances manquées et des trajets imprévus. Ces problèmes sont particulièrement préjudiciables pour les personnes qui doivent se rendre régulièrement dans la capitale pour des raisons professionnelles, comme Éric Guénée, un pilote de ligne basé à Royan. Il compare sa situation à celle d’un collègue qui vit à Madrid et qui parvient à rejoindre Paris plus rapidement que lui, grâce à un vol direct.

Éric Guénée et Lydie Chirat, une hôtesse de l’air, ont décidé de prendre les choses en main et de trouver des solutions pour améliorer la desserte entre Royan et Paris. Ils ont lancé une pétition en ligne, qui a déjà recueilli 83 signatures, afin de montrer qu’il y a une demande réelle pour des moyens de transport plus efficaces entre les deux villes. Ils proposent notamment la mise en place d’une liaison routière en bus entre Royan et Surgères, avec un arrêt à Rochefort pour permettre aux usagers de cette ville de profiter également de cette liaison. Selon eux, cela permettrait de réduire considérablement le temps de trajet, qui est actuellement de 1h55 pour la connexion Niort-Royan.

Didier Simonnet, premier adjoint au maire de Royan, soutient leur initiative et reconnaît les problèmes récurrents auxquels les voyageurs de Royan sont confrontés. Il estime également que cette amélioration des transports en commun permettrait de réduire le nombre de voitures particulières sur les routes, contribuant ainsi à une meilleure fluidité du trafic et à une réduction de la pollution.

Il est maintenant temps pour le Conseil régional et la SNCF de prendre des mesures pour répondre aux attentes des voyageurs de Royan. Une meilleure desserte ferroviaire et la mise en place d’une liaison routière en bus sont nécessaires pour permettre aux habitants de Royan de se rendre plus facilement à Paris et d’améliorer leur qualité de vie. Il est important de prendre en compte les besoins des usagers et de trouver des solutions adaptées à leurs problématiques de déplacement. Royan ne doit plus être une aventure pour les voyageurs, mais une destination accessible et pratiquable.