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Maj le 21 novembre 2023

La SNCF s’engage à mettre en place des espaces de santé dans près de 300 gares en France d’ici 2028 afin de lutter contre les déserts médicaux.

Un nouveau dispositif de santé dans les gares françaises

La SNCF a annoncé qu’elle mettra en place des espaces de santé dans les gares françaises afin de faciliter l’accès aux soins pour les usagers. Selon le communiqué de SNCF Gares et Connexions, le dispositif ciblera les zones d’intervention prioritaires et les zones d’aménagement concertées qui souffrent d’une offre de soins inadéquate et d’un accès difficile aux services médicaux, soit 1 735 gares potentielles.

Un infirmier en présentiel et un médecin à distance

Ces espaces de santé offriront la possibilité de consulter un médecin à distance, tout en étant accueillis par un infirmier physique. Selon Raphaël Poli, directeur général de SNCF Retails & Connexions, la nouveauté réside dans le fait que les usagers ne seront pas seuls face à un écran, mais pourront avoir un contact direct avec un professionnel de la santé. Les équipements de ces espaces permettront même des consultations impliquant des outils médicaux tels que des stéthoscopes, avec un médecin pouvant réaliser un diagnostic à distance.

La SNCF souhaite que ces espaces fassent partie intégrante des parcours de soins et assure que les médecins concernés seront formés en France. Le dispositif vise ainsi à pallier le manque d’accès aux soins dans certaines zones et à faciliter la vie quotidienne des voyageurs et résidents.

Il ne s’agit pas d’avoir une plateforme avec 150 médecins à l’autre bout du monde qui répondent à la personne qui est au fin fond de l’Auvergne.

Il est important de noter que les critères de sélection des lieux d’implantation de ces espaces ont été fixés par les pouvoirs publics, en tenant compte des déserts médicaux. La SNCF a ensuite étudié comment elle pouvait contribuer à faciliter l’accès aux soins dans ces zones.

La mesure va « peut-être déshabiller Pierre pour habiller Paul »

Cependant, certains acteurs de la santé publique expriment des réserves quant à ce nouveau dispositif. Gérard Raymond, président de France Assos Santé, pointe du doigt le risque que cette solution ne fasse que déplacer le problème. Il estime que les médecins qui réaliseront des téléconsultations ne pourront pas effectuer de consultations physiques, ce qui risque de nuire à l’accès aux soins en présentiel dans certaines régions.

Il remet en question l’intérêt d’offrir des consultations médicales dans des espaces tels que les gares, affirmant que les personnes qui s’y rendent le font principalement pour voyager et non pour des raisons médicales. En fin de compte, cette mesure soulève des interrogations sur la réelle efficacité de ce dispositif et sur son impact sur l’organisation des soins en France.