PGP Farmer, une entreprise spécialisée dans la culture de plantes, a récemment obtenu l’autorisation de construire des serres sur une superficie de 2,2 hectares à Petit-Bersac, en Dordogne. Cette société vise à obtenir l’une des rares licences en France pour la production de cannabis à usage pharmaceutique. Cependant, ce projet suscite la mobilisation de certains opposants qui s’opposent à cette initiative.
Un projet de ferme de cannabis thérapeutique suscite des débats houleux à Petit-Bersac, en Dordogne. Le mercredi 15 novembre, une réunion concernant ce projet a attiré près de 60 personnes à la mairie, bien au-delà des 15 riverains initialement prévus. Le projet prévoit la construction de deux serres pour cultiver des plants hors sol et l’exploitation de la fleur de cannabis à des fins médicales. Les porteurs du projet, Brahim Sebart et Quentin Di Costanzo, ont soulevé des inquiétudes et des critiques parmi les résidents.
Les opposants au projet ont mis en avant les préoccupations liées aux nuisances potentielles, telles que les odeurs, les rejets dans l’environnement, l’éclairage permanent des serres, et l’impact sur le paysage et la zone Natura 2000 située à proximité. Ils ont également critiqué le choix d’un champ plutôt qu’une friche industrielle, l’absence d’étude d’impact et d’enquête publique. En réponse, les porteurs du projet ont assuré que des mesures strictes seraient mises en place pour minimiser les nuisances, telles que la surveillance 24 h/24 par caméras et gardiens, l’occultation de l’éclairage des serres la nuit, et l’absence d’utilisation de pesticides ou d’engrais.

Au-delà des préoccupations environnementales, le projet est également un enjeu économique pour la région, avec la promesse de créer jusqu’à 60 emplois. Les élus locaux sont favorables au projet, soulignant son potentiel pour dynamiser l’économie locale et alléger la pression fiscale des ménages. Cependant, une pétition contre le projet a recueilli 550 signatures, et les opposants sont déterminés à bloquer le dossier.
La légalisation du cannabis à usage médical est également un sujet de préoccupation et de débat en France. Contrairement à de nombreux autres pays, la France n’autorise pas actuellement le cannabis à usage médical. Une expérimentation a été lancée en 2021 pour une durée de deux ans, mais sa reconduction au-delà de 2024 est incertaine. Des parlementaires de tous bords ont exprimé leur préoccupation concernant le manque de perspective pour la suite du projet.
Entre Espoir Thérapeutique et Défis Environnementaux: La France à la Croisée des Chemins sur la Légalisation du Cannabis Médical
Le débat autour de la légalisation du cannabis thérapeutique en France prend de l’ampleur, suscitant des questionnements et des inquiétudes au sein de la population. D’un côté, les partisans du projet voient en la culture et l’exploitation du cannabis à des fins médicales une opportunité économique et un espoir pour les patients en impasse thérapeutique. Ils mettent en avant l’impact positif sur l’emploi et l’économie locale, tout en soulignant les strictes mesures qui seront mises en place pour limiter les nuisances environnementales. De l’autre côté, les opposants expriment des préoccupations concernant les risques pour l’environnement, les odeurs, et l’impact sur le paysage.
La situation est d’autant plus complexe du point de vue légal, alors que la France n’autorise pas actuellement le cannabis à usage médical, contrairement à plusieurs autres pays. De plus, l’expérimentation lancée en 2021 touche à sa fin, suscitant des inquiétudes quant à l’avenir du projet. Alors que les débats et les discussions se poursuivent, il est clair que la question du cannabis thérapeutique reste au cœur des préoccupations et qu’une décision claire devra être prise pour répondre aux besoins des patients et aux enjeux économiques et environnementaux.
Pascale B. nous apporte un complément d’informations
Je voulais juste ajouter que les Bersacois qui sont opposés à ce projet ne sont pas opposés au cannabis thérapeutique mais à l’implantation en milieu rural d’une usine bétonnée de plus de 3 hectares (sur une terre agricole pour la culture hors-sol de cannabis, comportant une double barrière de 3m50 de haut, 2 cheminées de 15 m etc etc ) qui va dénaturer le paysage et entraîner des dommages irréversibles dans la vallée de la Dronne. Sans oublier les nuisances visuelles, sonores, olfactives, les risques de destruction de la biodiversité, le tout très proche d’un hameau, d’un village et de la Dronne.
Nous comme contre un projet démesuré en milieu rural non adapté et absolument néfaste à l’heure des enjeux climatiques et environnementaux. L’argument des emplois est plutôt facile
( d’ailleurs quels emplois ? Surtout des gardiens … )
Il existe certainement un lieu plus approprié pour ce projet, proche des commodités, avec un réseau routier adapté ! Disons qu’une zone déjà bétonnée conviendrait.
Pourquoi détruite un paysage remarquable ? Pourquoi détruire une commune qui pourrait se tourner davantage vers le tourisme vert ?
Ce projet va à l’encontre de ce qui est prôné aujourd’hui et tout cela à des fins financières car cela rapporterait énormément d’argent.
Également, il est important de signaler que les Bersacois ont créé une association « Sauvegarde de la Dronne » et ont fait appel à un avocat pour un recours.
J’ajouterai que nous sommes déterminés à faire barrage à ce projet et que nous avons de nombreux soutiens dont celui du ministre de l’Ecologie et de la Sepanso, qui comme nous sont choqués que la PGP Farmer (qui n’a absolument rien d’une ferme) ait pu être dispensée de toute étude d’impact environnemental par le Préfet de la Dordogne.
La majorité des Bersacois sont opposés à ce projet d’autant qu’il a été caché et qu’il n’y a eu aucune concertation.
Je vous remercie d’avance pour votre attention.
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