Le taï-chi défie Parkinson

Philippe DONNART

tai-chi


Selon une recherche menée en Chine, il a été démontré que la pratique d’une heure de tai-chi par semaine permettait de ralentir la progression de la maladie de Parkinson chez les patients concernés. Cette étude met en évidence les bénéfices que peut apporter cette activité physique spécifique dans la gestion de cette pathologie. En effet, les participants ont constaté une amélioration de leurs symptômes et une diminution de l’impact de la maladie sur leur qualité de vie. Cette découverte ouvre de nouvelles perspectives dans le domaine de la prise en charge de cette maladie neurodégénérative, offrant ainsi aux patients une solution complémentaire et non médicamenteuse. Il est important de souligner que les résultats de cette étude sont prometteurs et nécessitent des investigations supplémentaires afin de confirmer et d’approfondir ces observations. Toutefois, ils apportent une lueur d’espoir pour les personnes atteintes de la maladie de Parkinson, qui pourraient bénéficier de cette pratique régulière du tai-chi pour améliorer leur condition physique, leur bien-être et leur qualité de vie. Cette recherche chinoise s’inscrit dans une démarche globale visant à considérer de nouvelles approches thérapeutiques non pharmacologiques dans la prise en charge de cette pathologie, afin d’améliorer la vie des patients et de leur offrir des solutions alternatives aux traitements médicaux traditionnels.

Le tai-chi : une pratique bénéfique pour les personnes atteintes de la maladie de Parkinson

Géraldine Zamansky, journaliste au Magazine de la Santé sur France 5, nous dévoile aujourd’hui les bienfaits étonnants du tai-chi pour les personnes atteintes de la maladie de Parkinson.

Une étude chinoise, qui a suivi pendant 4 ans 143 patients atteints de la maladie, a montré que la pratique régulière et assidue de deux sessions d’une heure de tai-chi par semaine permettait de ralentir considérablement l’évolution des symptômes de la maladie. En effet, les patients qui pratiquaient cette activité présentaient une évolution moins rapide des symptômes que ceux qui n’en faisaient pas.

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L’apprentissage et la répétition des gestes lents caractéristiques du tai-chi ont ainsi permis de limiter les effets de la maladie de Parkinson sur la capacité des patients à bouger. Ces résultats ne sont pas une surprise pour les spécialistes, mais ils n’avaient jamais été confirmés sur une période aussi longue auparavant.

Le Pr Margherita Fabbri, neurologue au Centre expert Parkinson au CHU de Toulouse, explique que la maladie de Parkinson perturbe principalement les mouvements « automatiques » du corps, tels que la marche. En pratiquant des gestes très lents lors du tai-chi, d’autres circuits cérébraux sont sollicités et renforcés. Ces « petites routes » peuvent ensuite être utilisées pour les gestes du quotidien, ce qui réduit les symptômes des patients.

Il est important d’encourager les patients atteints de Parkinson à bouger, car cela permet de stimuler ces « petites routes » et d’améliorer leur qualité de vie. Outre le tai-chi, d’autres activités physiques peuvent également renforcer les effets des soins kinésithérapiques adaptés. La marche rapide ou nordique, le vélo d’appartement, les sports aquatiques et même la danse (notamment le tango) sont des activités recommandées.

La neurologue insiste sur le fait que chacun doit trouver une activité plaisante afin de la pratiquer régulièrement. L’optimum est de pratiquer entre trois quarts d’heure et une heure, trois fois par semaine. En plus d’améliorer l’efficacité des médicaments spécifiques à base de dopamine utilisés dans le traitement de la maladie de Parkinson, cette pratique régulière améliore également le moral des patients. La présence bienveillante des proches lors de ces activités est également bénéfique pour la santé des patients.

Il est donc primordial de prendre en compte l’importance de l’activité physique dans le cadre du traitement de la maladie de Parkinson, et de proposer aux patients des exercices adaptés à leur condition. Le tai-chi apparaît comme une option intéressante pour ralentir la progression des symptômes et améliorer la qualité de vie des personnes atteintes de cette maladie neurodégénérative.