Papillomavirus : Aucun nouveau risque lié au vaccin identifié

Philippe DONNART

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L’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé a publié un rapport initial sur la campagne de vaccination des élèves de cinquième, qui a commencé au début de l’automne.

ANSM rassure sur les risques liés au vaccin Gardasil 9 dans le cadre de la campagne de vaccination des élèves de cinquième contre le papillomavirus

L’Agence Nationale de Sécurité du Médicament (ANSM) a publié un premier bilan concernant la campagne nationale de vaccination des élèves de cinquième contre le papillomavirus. L’agence a affirmé n’avoir identifié aucun nouveau risque lié au vaccin Gardasil 9 depuis le lancement de cette campagne.

Entre le 14 septembre et fin octobre, sept cas d’événements indésirables ont été déclarés suite à la vaccination avec le Gardasil 9. Parmi ces cas, quatre étaient liés à des vaccinations effectuées dans le cadre de la campagne dans les collèges, impliquant plus de 20 000 injections, tandis que les autres concernaient des vaccinations effectuées en ville.

Trois de ces cas ont été considérés comme graves, impliquant des épisodes de malaise ou des réactions allergiques. Un adolescent est malheureusement décédé suite à un malaise avec perte de conscience, suivi d’un traumatisme crânien. Pour cette raison, l’ANSM a recommandé en novembre que les adolescents restent allongés ou assis par terre, adossés à un mur, dans le quart d’heure suivant l’injection. Heureusement, les autres patients ayant présenté des événements graves sont en phase de rétablissement.

Selon l’ANSM, les effets indésirables les plus courants avec le vaccin Gardasil 9 ne sont pas graves dans la majorité des cas et disparaissent spontanément en quelques jours. Il peut s’agir de douleurs à l’endroit de la piqûre ou de maux de tête. Cependant, dans de rares cas, des patients peuvent présenter un malaise ou une réaction allergique grave, tout comme avec d’autres vaccins.

L’ANSM a souligné qu’à ce jour, l’analyse en continu des événements indésirables déclarés n’a pas permis d’identifier de signal de sécurité. Pour assurer un suivi continu de la situation, l’agence a mis en place un dispositif de surveillance renforcée en collaboration avec les centres régionaux de pharmacovigilance. Des bilans mensuels seront publiés, avec une synthèse complète prévue pour le printemps prochain.