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Philippe DONNART

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Mercredi 27 septembre, un accord a été conclu entre la Communauté d’agglomération Pays basque et l’État pour promouvoir les énergies renouvelables thermiques sur le territoire. Cette collaboration entre les deux parties vise à soutenir le développement et l’utilisation d’énergies propres et durables dans la région. Grâce à ce contrat, des mesures et des actions concrètes seront mises en place pour encourager l’installation de systèmes de chauffage et de production d’eau chaude utilisant des sources d’énergie renouvelables. Il s’agit d’un engagement fort en faveur de la transition énergétique et d’une réponse aux enjeux environnementaux actuels.

La Communauté d’agglomération Pays basque et l’État travailleront de concert pour mettre en œuvre des politiques et des initiatives visant à intensifier l’utilisation des énergies renouvelables thermiques sur le territoire. Cet accord reflète la volonté des deux parties de promouvoir une transition énergétique durable et de réduire leur dépendance aux énergies fossiles. À travers cette coopération, la Communauté d’agglomération Pays basque et l’État espèrent sensibiliser et impliquer les habitants de la région dans cette transition, en leur fournissant des informations et des incitations pour passer à des solutions de chauffage plus respectueuses de l’environnement. Cette collaboration s’inscrit dans une dynamique plus large de promotion des énergies renouvelables et de réduction des émissions de gaz à effet de serre. En travaillant ensemble, ces deux acteurs majeurs contribueront à stimuler l’adoption des énergies renouvelables thermiques et à créer une communauté plus durable et écologique.

Les réseaux de chaleur, une alternative économique pour réduire la consommation d’énergie

Face à l’augmentation des coûts de l’énergie, de nombreuses entités, qu’il s’agisse de particuliers, de collectivités, d’entreprises ou d’associations, cherchent des alternatives plus économiques. L’une de ces alternatives est d’utiliser des réseaux de chaleur, qui exploitent des sources d’énergie renouvelable telles que le bois, la géothermie, la thalassothermie ou encore le soleil thermique, afin de réduire la consommation d’énergie dans les bâtiments publics.

Au Pays basque, la Communauté d’agglomération Pays basque (CAPB) a saisi cette opportunité, bien avant la crise en Ukraine, et s’apprête à en tirer les premiers bénéfices dans les années à venir. La première étape cruciale du financement a été franchie avec la signature, le mercredi 27 septembre, d’un contrat de développement d’énergies renouvelables entre les présidents de la CAPB et de l’Ademe ainsi que la préfecture des Pyrénées-Atlantiques. Concrètement, l’État va débloquer une enveloppe de 3,2 millions d’euros pour permettre aux porteurs de projets du Pays basque de concrétiser leurs actions.

Parmi ces projets, les communes d’Hasparren et de Saint-Pierre-d’Irube prévoient de raccorder plusieurs bâtiments à des réseaux de chaleur. Hasparren prévoit ainsi de raccorder 14 bâtiments, dont la piscine, l’Ehpad, les collèges et les établissements sportifs, dans le but de réduire les émissions de CO2 de 431 tonnes par an. Isabelle Pargade, maire d’Hasparren, souligne l’importance de ce financement pour la réalisation de ce projet, expliquant que sa commune dispose de ressources naturelles avec plus de 300 hectares de forêt. À Saint-Pierre-d’Irube, l’aide sera utilisée pour le raccordement de 22 bâtiments, notamment des résidences, des bâtiments universitaires et médicaux, ainsi que la future piscine.

D’autres communes, telles qu’Ustaritz, Saint-Etienne-de-Baïgorry et Hendaye, bénéficieront également des aides de ce premier contrat. Elles rejoignent ainsi Bayonne, Mauléon, Saint-Jean-Pied-de-Port et Alos-Sibas-Abense, déjà engagées dans ce dispositif. Martine Bisauta, vice-présidente de la CAPB en charge de la transition écologique, met en avant le fait que la sobriété est le pilier fondamental de la réussite des engagements pris, et précise que ces contrats permettront de démarrer les projets de manière active. Fabrice Rosay, sous-préfet de Bayonne, ajoute qu’il est nécessaire d’allier pragmatisme et respect des normes afin de mener à bien ces projets, et souligne le rôle de l’Ademe dans l’accompagnement des élus grâce à ses outils et ses crédits.

Selon Jean-René Etchegaray, président de la CAPB, ce contrat confirme que la transition énergétique est bel et bien engagée sur le territoire, avec pour objectif d’atteindre un équilibre entre les consommations énergétiques et la production d’énergies renouvelables d’ici 2050.

Un avenir prometteur pour les réseaux de chaleur au Pays basque

La région du Pays basque, connue pour sa richesse naturelle et culturelle, se positionne désormais comme un véritable acteur dans le domaine de la transition énergétique. En exploitant les ressources renouvelables disponibles sur son territoire, elle s’engage dans un projet ambitieux visant à réduire sa consommation d’énergie et à favoriser une production plus respectueuse de l’environnement.

Grâce au contrat de développement d’énergies renouvelables récemment signé entre la CAPB, l’Ademe et la préfecture des Pyrénées-Atlantiques, de nombreuses communes basques vont pouvoir concrétiser leurs projets de réseaux de chaleur. L’utilisation de sources d’énergie renouvelable telles que le bois, la géothermie, la thalassothermie et le soleil thermique permettra de réduire les émissions de CO2 et de favoriser une consommation plus sobre et écologique dans les bâtiments publics.

Les communes d’Hasparren et de Saint-Pierre-d’Irube sont parmi les premières à bénéficier de ce financement. Hasparren, disposant de plus de 300 hectares de forêt, prévoit le raccordement de 14 bâtiments au réseau de chaleur bois, dont la piscine, l’Ehpad, les collèges et les établissements sportifs. L’objectif est de réduire les émissions de CO2 de 431 tonnes par an, grâce à l’utilisation d’une source d’énergie locale et renouvelable. Pour la maire d’Hasparren, Isabelle Pargade, ce projet est une véritable opportunité qui permettra non seulement de réaliser des économies d’énergie, mais aussi de valoriser les ressources naturelles présentes sur le territoire.

Dans la commune de Saint-Pierre-d’Irube, ce financement va permettre de raccorder 22 bâtiments au réseau de chaleur, notamment des résidences, des bâtiments universitaires et médicaux, ainsi que la future piscine. Le maire, Alain Iriart, souligne l’importance de ce partenariat avec la CAPB et l’État, qui permet de concrétiser des investissements importants pour le territoire. Il met en avant l’avantage de se rapprocher de la ville de Bayonne, qui dispose déjà d’un réseau de chaleur efficace et bien développé.

Ce contrat de développement d’énergies renouvelables concerne également d’autres communes du Pays basque, telles qu’Ustaritz, Saint-Etienne-de-Baïgorry et Hendaye. Ces projets s’inscrivent dans une volonté plus large de la CAPB de favoriser une transition énergétique et écologique sur l’ensemble du territoire. Martine Bisauta, vice-présidente de la CAPB en charge de la transition écologique, souligne l’importance de ces contrats qui permettent de démarrer les projets de manière active. Cependant, elle met en avant la nécessité de lever certains freins réglementaires pour permettre une mise en œuvre efficace de ces initiatives.

Le soutien de l’État, à travers l’Ademe, est un élément essentiel pour la réussite de ces projets. Fabrice Rosay, sous-préfet de Bayonne, souligne l’importance du pragmatisme dans la réalisation de ces initiatives, en respectant toutefois les normes en vigueur. Il insiste sur le rôle d’accompagnement de l’Ademe, qui met à disposition des élus des outils et des crédits pour mener à bien leurs projets.

Ce contrat de développement d’énergies renouvelables marque une étape importante dans la transition énergétique du Pays basque. Jean-René Etchegaray, président de la CAPB, voit dans ce contrat la confirmation que la transition est bien engagée sur le territoire et affirme la volonté de la région d’atteindre un équilibre entre les consommations énergétiques et la production d’énergies renouvelables d’ici 2050. Les réseaux de chaleur constituent donc une solution prometteuse pour réduire l’empreinte carbone de la région et favoriser un avenir plus durable.