Alerte : RailCoop au bord du gouffre, cliquez pour en savoir plus !

Philippe DONNART


La coopérative de Figeac, qui a pour projet de mettre en place une liaison ferroviaire entre Bordeaux et Lyon, se trouve actuellement dans une situation financière précaire. Pour tenter de remédier à cette problématique, elle organise une assemblée générale cruciale le samedi 7 octobre.

La coopérative RailCoop en difficulté financière et judiciaire

La coopérative ferroviaire RailCoop, créée en 2019 à Figeac, est confrontée à de graves difficultés financières et judiciaires. Sa dernière assemblée générale, qui se tient ce samedi, pourrait être décisive pour son avenir. En effet, son bilan financier et sa trésorerie sont très préoccupants, et un dépôt de bilan semble être l’option la plus plausible.

La situation critique de RailCoop est mise en évidence par un récent « webinaire » animé par le PDG et fondateur de l’entreprise, Nicolas Debaisieux, en présence de ses coopérateurs. Pendant les quatre premières minutes, le dirigeant lance huit fois « Bonjour à tous », sans recevoir aucune réponse. Cette absence de soutien semble indiquer que la coopérative est en train de perdre la confiance de ses membres.

Face à cette situation précaire, RailCoop envisage de se placer sous la protection du tribunal de commerce. Une demande d’intervention des pouvoirs publics a même été formulée auprès du président Emmanuel Macron. Cependant, le secteur public, notamment la SNCF, ne semble pas avoir soutenu activement la coopérative dans son projet de relier Bordeaux et Lyon en train.

La coopérative a essuyé un premier revers en abandonnant son activité de fret, pour laquelle elle avait surestimé ses capacités. Par la suite, RailCoop a tenté une nouvelle levée de fonds de 500 000 euros, mais n’a réussi à réunir que 400 000 euros. Les bons d’achat pour le projet de liaison Bordeaux-Lyon n’ont pas non plus rencontré le succès escompté. L’entreprise se retrouve donc dans une situation financière très tendue, en déboursant chaque semaine 30 000 euros sans générer suffisamment de revenus.

Une lueur d’espoir vient toutefois d’Espagne, où un fonds d’investissement spécialisé dans les infrastructures, Serena Partners, serait prêt à entrer au capital de RailCoop. Cela permettrait de financer l’achat et la rénovation des rames destinées à assurer la liaison entre Bordeaux et Lyon. Cependant, cette modification de la structure de gouvernance de la coopérative devra être approuvée par les adhérents.

Malgré ces obstacles, RailCoop continue de se battre pour concrétiser son projet de relier Bordeaux et Lyon en train. Cependant, le manque de soutien du secteur public et les difficultés financières auxquelles la coopérative est confrontée rendent l’avenir incertain. La coopérative devra certainement prendre des décisions cruciales lors de son assemblée générale de ce samedi, et espérer trouver des solutions pour assurer sa survie.

Les défis de la coopérative RailCoop pour réaliser sa liaison Bordeaux-Lyon

La coopérative ferroviaire RailCoop fait face à de nombreux défis pour concrétiser son projet de relier Bordeaux et Lyon en train. Depuis sa création en 2019 à Figeac, l’entreprise coopérative a rencontré des difficultés financières et judiciaires qui menacent sa survie.

La coopérative organise une assemblée générale cruciale ce samedi, qui pourrait s’avérer déterminante pour son avenir. En effet, le bilan financier de RailCoop est préoccupant, avec des difficultés de trésorerie qui ont conduit l’entreprise à envisager un dépôt de bilan. Les coopérateurs sont de plus en plus sceptiques quant à la capacité de la coopérative à réaliser sa mission.

La coopérative a également été confrontée à des obstacles dans le secteur public, en particulier la SNCF, qui ne semble pas soutenir activement son projet de liaison ferroviaire entre Bordeaux et Lyon. D’autres régions, telles que la Nouvelle-Aquitaine et Auvergne Rhône-Alpes, ont refusé de garantir le projet, ce qui a compliqué la situation pour RailCoop.

Malgré ses difficultés financières, RailCoop a tenté de lever des fonds pour financer son projet. Une levée de fonds de 500 000 euros a été réalisée, mais seulement 400 000 euros ont été réunis. Les bons d’achat pour le projet de liaison Bordeaux-Lyon n’ont pas non plus réussi à générer les recettes nécessaires. L’entreprise se retrouve donc dans une situation financière précaire, avec des dépenses importantes chaque semaine et des revenus insuffisants.

Une lueur d’espoir vient d’Espagne, où un fonds d’investissement spécialisé dans les infrastructures, Serena Partners, pourrait entrer au capital de RailCoop pour financer l’achat et la rénovation des rames nécessaires à la liaison ferroviaire. Cependant, cette décision doit être approuvée par les adhérents de la coopérative, ce qui rend l’issue incertaine.

RailCoop doit également faire face à des obstacles techniques. SNCF-Réseau n’a pas fourni les sillons souhaités pour la transversale Bordeaux-Lyon, ce qui complique la réalisation du projet.

Malgré ces défis, RailCoop continue de se battre pour mettre en place sa liaison ferroviaire entre Bordeaux et Lyon. Cependant, l’avenir de la coopérative est incertain, et les adhérents devront prendre des décisions cruciales lors de l’assemblée générale de ce samedi pour déterminer la suite des opérations.