Apple condamné à payer 1,8 milliard d’euros d’amende par l’UE

Philippe DONNART

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Selon les responsables européens, le montant exigé à la société américaine est considéré comme étant en adéquation avec leurs revenus à l’échelle mondiale. De plus, ils estiment que cette amende doit être dissuasive pour que la société puisse réfléchir à deux fois avant de répéter des actions similaires à l’avenir. Ces explications ont été fournies dans un communiqué publié lundi par l’exécutif européen.

Apple condamné à une amende record par la Commission européenne

Une sanction inédite a été infligée par la Commission européenne à Apple, le lundi 4 mars. Le géant américain se voit contraint de payer une amende de 1,84 milliard d’euros pour avoir enfreint les règles de concurrence de l’UE sur le marché de la musique en ligne. Apple a rapidement annoncé son intention de faire appel de cette décision, déplorant le manque de preuves tangibles de préjudice causé aux consommateurs.

La commissaire européenne à la Concurrence, Margrethe Vestager, a souligné qu’Apple avait abusé de sa position dominante sur le marché de la distribution d’applications d’écoute de musique en streaming via son AppStore. Des restrictions ont été mises en place pour empêcher les développeurs d’applications de promouvoir des services alternatifs moins chers en dehors de l’écosystème Apple.

Spotify à l’origine de la plainte contre Apple

Le montant de l’amende, jugé proportionné aux revenus mondiaux d’Apple, se veut dissuasif pour le géant californien. La Commission européenne a également exigé que Apple mette un terme aux pratiques incriminées et s’engage à ne pas réitérer de telles actions à l’avenir.

C’est la plateforme de streaming musical Spotify qui avait saisi Bruxelles pour dénoncer les pratiques anticoncurrentielles d’Apple. Ces pratiques ont été considérées comme contraires aux règles européennes de concurrence loyale, entravant la liberté de choix des consommateurs et l’équité pour les développeurs. Suite à une enquête formelle lancée en juin 2020, la Commission européenne a donné raison à Spotify dans cette affaire.