FMI : Urgence pour le climat ! Doublez les investissements écolo !

Philippe DONNART


D’après le Fonds monétaire international (FMI), il est estimé que pour parvenir à la neutralité carbone, il faudrait investir annuellement la somme colossale de 2 000 milliards de dollars. Cependant, il est évident que les États ne seront pas en mesure d’assumer seuls ce montant astronomique.

La neutralité carbone nécessite une montée en puissance des investissements

Le Fonds monétaire international (FMI) a publié un rapport lundi 2 octobre dans lequel il estime qu’une augmentation drastique des investissements sera nécessaire pour atteindre la neutralité carbone d’ici 2050. Selon le FMI, le secteur privé devra prendre en charge 80 % des financements nécessaires dans les pays émergents pour y parvenir.

L’objectif de contenir le réchauffement en dessous des 2 °C et si possible à 1,5 °C par rapport à l’ère préindustrielle, semble bien difficile à atteindre au vu des trajectoires actuelles

Le rapport du FMI, intitulé « Stabilité financière mondiale », précise que le secteur privé devra apporter une contribution majeure aux investissements nécessaires pour le climat dans les économies émergentes et en développement. Selon les données de l’Agence internationale de l’énergie (AIE), il faudra investir 2 000 milliards de dollars par an d’ici 2030 pour atteindre l’objectif de zéro émission en 2050, alors que seuls 400 milliards de dollars sont actuellement investis chaque année.

Doubler la contribution du secteur privé

La contribution du secteur privé aux investissements est actuellement de 40 %, mais le rapport souligne qu’il faudra la doubler pour atteindre les objectifs climatiques. Cependant, certains pays émergents n’ont pas les ressources nécessaires dans leur secteur privé, ce qui signifie qu’il faut créer les conditions pour attirer les investissements internationaux.

La question des labels écologiques

Le rapport met également en avant la question des labels écologiques. Il souligne que seule une petite partie des fonds d’investissement souhaite avoir un impact positif sur le climat, alors que la grande majorité se base sur des critères sociaux, de gouvernance d’entreprise et environnementaux qui ne sont pas nécessaires pour relever les défis climatiques. Il est donc essentiel de s’assurer que les labels reflètent réellement la « vertitude » des investissements réalisés par chacun de ces fonds.

Dimanche, premier jour d’octobre, le mercure a atteint des sommets jamais vus dans de nombreuses stations météo de la région. Il a notamment fait près de 35 °C au cœur du Pays basque

Le rapport du FMI met en évidence la nécessité d’une augmentation des investissements pour atteindre la neutralité carbone d’ici 2050. Les économies émergentes et en développement auront besoin de financements supplémentaires, principalement du secteur privé. Cependant, pour doubler leur contribution, il faudra attirer les investissements internationaux. De plus, il est essentiel de s’assurer que les labels écologiques reflètent réellement la « vertitude » des investissements réalisés. Il est temps de prendre des mesures concrètes pour lutter contre le changement climatique et garantir un avenir durable pour notre planète.