Pornographie : l’alerte choc d’Élise Lucet sur la lutte pour retirer les vidéos sur Internet !

Philippe DONNART


Dans un rapport fracassant, le Haut Conseil à l’égalité a récemment émis des recommandations visant à mettre un terme à l’industrie de la pornographie. Cette problématique sera abordée lors de la diffusion de l’émission Cash Investigation, programmée ce jeudi 28 septembre sur France 2, qui met en lumière les dessous de ce secteur controversé.

Cash Investigation : l’enfer virtuel du revenge porn

Dans le dernier épisode de l’émission Cash Investigation diffusé ce jeudi 28 septembre sur France 2, Kate Spencer, une Américaine, a témoigné de son expérience traumatisante lorsqu’elle a découvert que des vidéos intimes avec son ex-copain avaient été publiées sans son consentement sur un site pornographique. Ce phénomène, connu sous le nom de revenge porn, a des conséquences profondes sur la vie des victimes.

Les séquelles psychologiques du revenge porn

Kate Spencer a décrit son expérience comme un viol virtuel. Les vidéos intimes ont été regardées par de nombreuses personnes et les commentaires obscènes qui ont suivi ont ajouté à son traumatisme. « Cela affecte toutes vos relations, amicales, familiales, amoureuses, toutes », confie-t-elle. Durant plus de 10 ans, elle a lutté pour faire retirer ces vidéos d’Internet, sans succès.

Un problème répandu

Kate Spencer est le reflet de nombreuses femmes et hommes qui se retrouvent exposés sur Internet sans leur consentement. La pratique courante consistant à filmer des rapports intimes sans l’accord de l’autre personne et à diffuser ensuite ces vidéos sur des sites pornographiques est une violation flagrante de la vie privée et de la dignité des individus.

Élise Lucet, journaliste et présentatrice de Cash Investigation, met en garde contre ce phénomène qui s’amplifie : « Ces vidéos sont dupliquées et les faire retirer devient quasiment impossible ». Elle souligne que le consentement est une notion fondamentale et que la diffusion de telles vidéos porte atteinte à l’intimité et à la dignité des personnes concernées.

Vers une législation plus stricte

Face à cette problématique, de nombreux pays ont commencé à légiférer pour lutter contre le revenge porn. La France, par exemple, a adopté une loi en 2016 qui punit de deux ans de prison et de 60 000 euros d’amende la diffusion non consensuelle d’images à caractère sexuel.

Néanmoins, les mesures prises sont souvent insuffisantes et les victimes continuent de subir des dommages considérables. La sensibilisation de la population à ce sujet est primordiale pour s’attaquer efficacement à ce problème. Il est également crucial de mettre en place des dispositifs de signalement rapides et efficaces, ainsi que des campagnes de prévention pour informer les jeunes des dangers du partage non consenti de contenus intimes.

En attendant, les victimes de revenge porn comme Kate Spencer continuent leur combat pour faire retirer leurs vidéos et pour que justice soit faite.