Progression légère des immatriculations de bateaux, engouement qui s’atténue.

Philippe DONNART

La saison estivale touche à sa fin et les différents secteurs d’activité dressent un premier bilan, notamment celui de la filière nautique. Les immatriculations de bateaux de plaisance neufs ont connu une progression modeste de seulement 7%.

Une légère hausse du chiffre d’affaires

Selon la Fédération française des industries nautiques, le chiffre d’affaires de la filière nautique a atteint 5,4 milliards d’euros sur la période 2021-2022, contre un peu moins de 5 milliards sur la période précédente. Cependant, les professionnels du secteur ressentent une contraction pour l’exercice 2022-2023. Les immatriculations de bateaux de plaisance neufs ont progressé de seulement 7%, soit 10 830 unités, tous types de bateaux confondus (voile et moteur), d’une longueur de 6 à 11-12 mètres.

Cette hausse des prix est due à l’inflation, avec une augmentation de 15 à 20% du prix des bateaux. Les matières premières et l’énergie nécessaires à la production des bateaux coûtent également plus cher. Malgré le fait que les amateurs de nautisme soient généralement considérés comme aisés financièrement, ces surcoûts deviennent importants par rapport aux années précédentes. De plus, la hausse du prix des carburants et les conditions de plus en plus difficiles pour obtenir un crédit avec la montée des taux d’intérêt aggravent la situation, similaire à celle de l’immobilier.

Un secteur dépendant de la conjoncture internationale

L’ensemble de la filière nautique, comprenant la production, la distribution et les services, compte près de 5 000 entreprises et environ 44 000 emplois. La France exporte actuellement 80% de sa production, ce qui rend le secteur très dépendant de la conjoncture internationale.

Parmi les acteurs majeurs du secteur, Beneteau est l’un des plus connus. Comme ses concurrents, le groupe innove constamment pour rester en tête, en s’inspirant de Benjamin Beneteau, fondateur de l’entreprise, qui a eu l’idée en 1912 d’équiper son canot d’un moteur pour pouvoir pêcher malgré l’absence de vent. Il a baptisé son bateau « Le Vainqueur des jaloux », un héritage que l’entreprise perpétue aujourd’hui.