La France cherche à devenir leader, un comité d’experts chargé d’identifier le chemin

Philippe DONNART

La France a récemment lancé un comité interministériel sur l’intelligence artificielle générative afin de tirer parti de cette « rupture technologique majeure ». Ce comité, composé d’une quinzaine d’experts, a pour mission de comprendre cette innovation capable de générer des textes et des images. Il évaluera les opportunités et les risques associés au développement de l’IA en France pendant une période de six mois. Le ministre de l’Economie et des Finances, Bruno Le Maire, coprésidera ce comité avec la Première ministre, Elisabeth Borne.

Parmi les membres du comité, on trouve des experts français travaillant pour des géants américains tels que Meta (la société mère de Facebook) et Google DeepMind. Luc Julia, directeur scientifique de Renault et co-concepteur de l’assistant vocal Siri d’Apple, participe également à ce comité.

Le gouvernement français reconnaît que l’IA générative pourrait avoir une incidence majeure dans divers domaines, de la culture au marché du travail. Bruno Le Maire estime que l’IA entraîne un changement de « paradigme numérique » basé sur la coopération entre les humains et les machines. Il souhaite que la France devienne un leader dans ce domaine et compte sur les grandes entreprises du numérique et les start-ups spécialisées en IA implantées en France.

Le ministre regrette également que l’Europe se construise souvent « contre le numérique » et soutient un projet de régulation des IA génératives actuellement débattu par les eurodéputés. Le gouvernement français prévoit également des investissements dans la recherche en IA et dans l’offre de supercalculateurs afin de développer une filière de modèles d’IA souverains.

En conclusion, la France mise sur l’IA générative pour prendre une place de leader dans ce domaine et compte sur l’expertise des différentes entreprises et start-ups spécialisées en IA présentes sur son territoire.