Collégien mort après vaccination en Loire-Atlantique : enquête judiciaire et saisie de l’Agence du médicament.

Philippe DONNART

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Maj le 2 novembre 2023


Suite à l’administration d’un vaccin contre le papillomavirus, un jeune adolescent a malheureusement fait un malaise vagal qui a entraîné une chute violente sur la tête. Cette tragique accident s’est déroulé au sein de l’établissement scolaire, plus précisément au collège. Dans un état critique, le collégien a été immédiatement transporté à l’hôpital où il a été hospitalisé pendant une semaine. Malheureusement, malgré les soins prodigués, le jeune patient n’a pas survécu et a succombé à ses blessures. Cette triste nouvelle a profondément marqué la communauté scolaire.

Une enquête ouverte suite au décès d’un collégien après un vaccin contre le papillomavirus

Une enquête pour homicide involontaire a été ouverte après la mort tragique d’un collégien suite à une chute survenue après sa vaccination contre le papillomavirus. Cette affaire suscite une vive émotion jusqu’au sommet de l’État.

L’adolescent, élève de 5e au collège Saint-Dominique à Saint-Herblain près de Nantes, a fait un malaise 15 minutes après avoir été vacciné. Il a ensuite chuté et a subi un traumatisme crânien. Malgré son hospitalisation, son état s’est aggravé et il est malheureusement décédé le 27 octobre. La chute serait liée au malaise survenu après la vaccination, bien que l’Agence régionale de santé (ARS) des Pays de la Loire exclut tout lien entre le produit vaccinal et l’accident.

Face à cette tragédie, une enquête administrative a été diligentée par le directeur général de l’ARS pour étudier les conditions de déroulement de la vaccination dans l’établissement scolaire ainsi que la prise en charge médicale de l’enfant. De plus, l’agence nationale de sécurité du médicament a également été saisie pour enquêter sur cette affaire.

Devant l’Assemblée nationale, le ministre de la Santé, Aurélien Rousseau, s’est exprimé en affirmant que toute la lumière sera faite sur cette affaire. Il a également exprimé sa compassion envers les parents de la victime, reconnaissant leur douleur et leur éventuelle colère. Le ministre a assuré que les résultats de l’enquête seront rendus publics. Il a également souligné que ce type de malaise était le principal effet indésirable de toute forme de vaccination et qu’il n’avait aucun lien avec le produit injecté. À ce jour, environ 20 000 vaccins ont été administrés et cet événement tragique est le seul effet indésirable grave signalé.

Suite à cet événement tragique, la campagne de vaccination a été suspendue en Loire-Atlantique, mais elle reprendra dès le retour des vacances scolaires, le lundi 6 novembre. La vaccination contre le papillomavirus, responsable de nombreux cancers tels que celui du col de l’utérus, a débuté en octobre dans 7 000 collèges à travers la France.

Cette triste affaire soulève des questions sur la sécurité des vaccins et l’évaluation des risques. Les autorités sanitaires rappellent que des enquêtes rigoureuses sont menées pour déterminer les causes des incidents et garantir la sécurité des vaccins administrés à la population. Il est essentiel de suivre de près les résultats de ces enquêtes pour comprendre les circonstances exactes de ce décès tragique et garantir la confiance du public dans le programme de vaccination.