L’érosion côtière d’Arcachon : une urgence à prendre au sérieux !

Philippe DONNART


Lors de sa rentrée parlementaire, Sophie Panonacle, qui occupe le poste de présidente du Conseil national du trait de côte, a mis l’accent sur la question de l’érosion côtière. En réagissant au rapport de la chambre des comptes, elle a exprimé ses opinions et ses préoccupations.

La députée LREM Sophie Panonacle préside le Conseil national du trait de côte

C’est l’un des sujets majeurs de sa rentrée politique. Depuis mars 2023, Sophie Panonacle, députée LREM du bassin d’Arcachon, préside le Conseil national du trait de côte (CNTC). Cette instance a pour objectif de mettre en place un financement pérenne pour aider les communes touchées par l’érosion côtière.

À ce jour, 242 communes se sont inscrites volontairement auprès du CNTC. Parmi elles, on retrouve Arcachon, Lège-Cap-Ferret et La Teste-de-Buch. D’autres communes girondines, telles que Carcans, Lacanau, Soulac-sur-Mer, Vendays-Montalivet et Le Verdon-sur-Mer, sont également concernées par l’érosion et participent à la cartographie des zones rendues inconstructibles.

Le véritable enjeu est de trouver les moyens de financer l’adaptation des zones touchées par l’érosion. Selon Sophie Panonacle, les chiffres avancés jusqu’à présent sont loin de la réalité, et il faudra compter en milliards plutôt qu’en millions pour régler cette lourde addition. Il s’agit notamment d’accompagner les particuliers touchés et de construire des ouvrages en attendant les mesures de repli et de relocalisation.

La députée défend plusieurs solutions de financement, notamment via les droits de mutation à titre onéreux (DMTO). Elle suggère également d’utiliser la compétence Gestion des milieux aquatiques et prévention des inondations (GEMAPI) ainsi qu’une taxe sur l’éolien. Sophie Panonacle suit également de près le sujet de l’éolien en mer en tant que présidente du Conseil national de la mer et des littoraux (CNML).

Il est nécessaire d’adapter les dispositifs nationaux aux spécificités de chaque territoire touché par l’érosion côtière. Sophie Panonacle souligne qu’il est urgent de mieux accompagner les élus dans cette problématique et qu’ils auront besoin de beaucoup plus d’argent. Il ne s’agit plus seulement de reconstruire au même endroit, mais de repenser les aménagements côtiers.

Le rapport récemment rendu par la Chambre régionale des comptes sur la gestion du trait de côte du bassin d’Arcachon a été critiqué par la présidente de la communauté d’agglomération du sud bassin (Cobas), Marie-Hélène Des Esgaulx. Elle estime que le contrôle n’a pas été mené de manière appropriée et rappelle que la Cobas a confié la compétence GEMAPI au Siba et qu’une convention de financement triennale a été mise en place.

Il est également important d’adapter la politique forestière au changement climatique. Sophie Panonacle a récemment fait adopter une proposition de loi sur la prévention et la lutte contre le risque incendie. Elle prépare actuellement une